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5.01.2010
Catégorie: Entretiens

VOYAGER AVEC CHOPIN

Entretien avec la prof. Barbara Hesse-Bukowska : << Depuis toujours, il était évident pour moi que j’aime la musique de Chopin, et je la joue >>.

Pourquoi Chopin? Comment est né votre amour pour sa musique? Quels souvenirs avez–vous de vos pédagogues?

C’est très simple. Mes parents avaient un ami, Czesław Aniołkiewicz. C’était un pianiste et compositeur extraordinaire, il travaillait à la Radio Polonaise avec Szpilman avant la guerre. Son pseudonyme était Andrzej Czerski. C’était mon premier professeur de piano. J’ai commencé à six ans, il me dessinait des notes avec des yeux et une bouche, des arcs avec des nattes, des papillons. De cette façon, j’ai vite appris les notes et j’essayais de jouer tout ce que j’avais sous la main. Je m’exerçais avec une ferveur particulière sur Chopin, parce que lui le jouait merveilleusement et je voulais l’imiter. Depuis toujours, il était évident pour moi que j’aime la musique de Chopin, et je la joue. J’ai été reçue au conservatoire de Varsovie un an avant la guerre, j’ai même décroché une bourse peu avant le hostilités. Le directeur du conservatoire, Eugeniusz Morawski, a dit dans une interview en 1938 que j’étais un grand talent. J’avais huit ans à l’époque. S’il n’y avait pas eu la guerre, je serais sans doute partie à l’étranger. Au début de mes études, j’étais élève de Mme Wąsowska (la mère du pianiste Andrzej Wąsowski) qui m’a présentée comme élève très douée à la prof. Trombini–Kazuro, qui plus tard est devenue mon professeur de piano. Sous l’occupation, tous les examens et les concerts étaient clandestins. L’école fonctionnait rue Sienkiewicz non loin de la Philharmonie, et pour justifier de l’arrivée d’un grand nombre de personnes aux concerts, on disait qu’il y avait là une cantine. C’est M. Kazuro qui avait trouvé cet endroit. Plus tard, je prenais des leçons chez Mme Kazuro, dans le bâtiment même du conservatoire, dans sa nouvelle partie reliée au Palais des Ostrogski. Maintenant, il y a à cet endroit un square près de l’Université de Musique Frédéric Chopin. J’ai réussi à avoir mon diplôme de l’école secondaire de musique juste avant l’insurrection de Varsovie.

Après la guerre, nous avons déménagé à Łódź, je suis entrée à l’école supérieure, tout de suite en deuxième année, dans la classe de Mme Maria Wiłkomirska. Je n’y suis restée que quelques mois car une école supérieure de musique s’ouvrait à Varsovie. J’ai été reçue en troisième année et je suis restée dans la classe de Mme Kazura jusqu’au diplôme. A l’époque, au conservatoire, il y avait trois années de classes inférieures, trois années de secondaires et trois années de supérieures. Au lendemain de la guerre, la dernière étape a été prolongée d’un an ce qui faisait dix ans d’études. J’ai donc eu mon diplôme à dix–neuf ans ce qui aurait été impossible aujourd’hui. A présent, on apprend à jouer pendant dix–sept ans, je pense que c’est trop long. Je suis la meilleure preuve que dix ans suffisent largement. D’ailleurs, un grand nombre de nos lauréats des Concours Chopin étaient très jeunes, ils n’avaient même pas leurs diplômes.

Plus tard, après avoir réussi au concours à Paris, j’étais titulaire d’une bourse du gouvernement polonais et j’avais des leçons chez Artur Rubinstein, mais c’était plus de l’amusement que de l’apprentissage. Rubinstein disait toujours qu’il ne m’enseignerait pas Chopin, mais qu’il apprendrait de moi. Il était difficile de le prendre au sérieux... (rire)

Pensez–vous souvent à ce qui serait arrivé si vous aviez choisi d’être danseuse ou chanteuse, puisque c’était votre rêve d’enfant et encore au début de vos études?

Effectivement, enfant, je voulais danser, il y avait de grands miroirs à la maison, je passais des disques et je dansais en regardant mon reflet. Ma mère m’avait même emmenée à l’école de ballet, mais la guerre avait commencé, je n’avais pas pu y aller. A seize ans, j’ai commencé à prendre des leçons de chant, j’étais soprano coloratura. A dix–huit ans, je suis entrée dans l’équipe Chopin et je me suis rendue compte que je n’arriverais plus à poursuivre les leçons de chant. Je regrette ces rêves, mais je pense plus souvent aux joies associées à ma carrière de pianiste, et surtout, aux voyages.


Dans l’une de vos interview, vous avez dit que vous ne vous attendiez pas à un prix aussi élevé au Concours Chopin de 1949. Et vous avez reçu le deuxième prix. Plus tard, en 1953, vous avez connu un autre grand succès au concours à Paris...

Je n’attendais aucun prix au Concours Chopin. Je voulais seulement arriver en finale et jouer avec l’orchestre. J’ai vraiment été surprise d’arriver aussi loin. A Paris, c’était différent, j’étais déjà lauréate du Concours Chopin et je me sentais obligée de gagner. C’était une lourde obligation, mais j’ai réussi.

 
Aimiez–vous cette rivalisation de concours? Peut–être les concours étaient–ils seulement une étape qui devait ouvrir les portes de votre carrière?

Bien sûr que je n’aimais pas. Il n’y a qu’un seul premier prix, un seul participant l’obtient, tous les autres sont déçus. Au Concours Chopin de Varsovie je n’étais pas stressée parce que personne n’attendait de moi que je gagne. J’étais la plus jeune participante au Concours, je voulais seulement bien jouer et j’étais vraiment heureuse de pouvoir jouer. Par contre à Paris, je pensais que je devais avoir le prix. Le concours était composé de quatre étapes, et pour arriver à Chopin, il fallait d’abord jouer d’autres oeuvres, de Bach, Beethoven, de compositeurs français. J’ai joué Chopin seulement en troisième étape. Au départ, nous étions environ 90, mais à partir de la deuxième étape, je jouais toujours la première. C’était à  9 heures du matin, et il est évident qu’on passe une nuit blanche avant de jouer. Mais il s’est avéré que j’arrive et que j’aime jouer le matin. C’est important, car certains ne peuvent pas faire grand chose le matin. Par chance, je suis née pour jouer le matin.


Quels étaient les débuts de votre activité de pédagogue? Vous donniez beaucoup de concerts dans les années 60, pourtant vous avez décidé de vous lier avec l’Ecole Supérieure de Musique de Wrocław.

Voilà: le professeur Stefański (l’époux de Halina Czerny–Stefańska) enseignait dans cette Ecole, mais il habitait Cracovie et faisait la navette. La maladie l’a empêché de continuer à enseigner et il m’a demandé de reprendre sa classe. J’ai accepté. J’allais à Wrocław deux fois par semaine pour donner les leçons. Je n’ai jamais regretté cette décision, ma classe s’est montrée très douée et sympathique, et de plus Włodek Obidowicz y enseignait, et nous étions amis. J’ai enseigné dans cette Ecole pendant neuf ans. Plus tard, les responsables de l’Ecole ont insisté pour que je vienne plus souvent, ou que vienne carrément m’installer à Wrocław. Je ne pouvais pas me le permettre et j’ai d’abord pris une année sabbatique, puis j’ai enseigné à Varsovie et je ne suis plus jamais revenue à Wrocław.


Vous participez à des jurys de grands concours de piano. Est–il à votre avis important pour un jeune pianiste de participer à ces concours?

Etre membre du jury à ces concours est une grande joie et en même temps une grande peine, car il faut bien éliminer la plupart des artistes pour pouvoir choisir le meilleur. Tout de même, un jeune pianiste aujourd’hui ne peut pas ne pas faire cette expérience. Il est d’usage que seul le premier prix au concours a des chances de développer une carrière. Il y a tout de même quelques pianistes qui n’ont pas participé à des concours qui qui ont fait une belle carrière, mais ce sont des exceptions.


Il y a bien des années, vous avez tissé des liens avec le Japon, cela a commencé par des comcerts, et puis il y a eu votre activité pédagogique...

Le hasard a voulu que j’aille au Japon une fois par an, pendant trente ans. Au début, pendant assez longtemps, je donnais seulement des concerts en solo ou avec orchestre. Lorsque je suis allée au Japon avec le WOSPR (l’Orchestre de la Radio Polonaise), le professeur Masahiko Sato a assisté au concert. Comme il avait fait ses études en musicologie en Pologne, il parlait très bien le polonais. Le professeur Sato a beaucoup apprécié ma façon de jouer et il m’a trouvé un impréssario qui a organisé des tournées de concerts au Japon. Par la suite, on m’a proposé de donner des cours, je le faisais avec mon fils, Maciek Piotrowski. J’étais également membre du jury à des concours de piano au Japon.


Comment appréciéez–vous votre travail avec les étudiants japonais?

J’ai eu beaucoup d’étudiantes du Japon. Là–bas et ici, en Pologne. Elles venaient à Varsovie d’abord pour les cours d’été, puis pour leurs études. Les étudiants japonais sont beaucoup plus rigoureux que les étudiants polonais. Ils font plus d’exercices. Il faut par contre beaucoup plus travailler leurs émotions dans les oeuvres. Nous avons même constaté un jour qu’une Japonaise jouait mieux lorsqu’elle épousait un Polonais... (rire). J’ai de très bons souvenirs que je jouais avec deux de mes étudiantes à un concert symphonique au Japon ; en 1985, normalement les professeurs et les étudiants ne jouaient pas encore ensemble, ce n’était pas à la mode. J’ai été invitée à un concert Chopin où je devais jouer le Concerto pour piano, la Grande Polonaise op. 22 et les Variations sur le thème de Mozart ; j’avais répondu que j’avais deux excellentes élèves qui sauraient très bien jouer ces oeuvres, et nous avons joué toutes les trois au même concert. Cela a fait sensation, cela ne se faisait pas à l’époque. Plus tard, je donnais souvent des concerts avec mes élèves.


Cette année, à Busko Zdrój, on vous a dédié un „soleil”*. Vous avez également planté un arbre. Vous êtes particulièrement liée avec cette ville d’eau puisque vous avez initié et organisé le festival L’été avec Chopin qui a lieu tous les ans depuis 1994. Comment vous est venue l’idée d’organiser ce festival?

C’était l’idée du médecin en chef de la maison de santé, le docteur Mleczko. J’étais sa patiente et lui, sachant qui j’étais, est venu me voir avec des fleurs et me proposer d’organiser le festival. Je ne savais pas trop à quoi ce festival devait ressembler, mais comme j’avais de nombreux et excellents élèves qui pouvaient jouer en concert, je me suis risquée. Le premier festival a eu lieu il y a 15 ans. Je m’amusais très bien pendant ces concerts, de nombreux pianistes venaient y jouer, j’inventais toutes sortes de concours, p.ex. la meilleure exécution de mazurkas et c’est le public qui était le jury. Le public adorait cela. Pendant un certain temps, la règle était que tous les pianistes invités jouaient à chaque concert, ensuite ça c’est un peu compliqué parce que la maison de santé n’avait plus les moyens financiers suffisants. Il faut savoir que le festival durait à chaque fois 10 jours, avec six concerts. Mon fils et moi, nous donnions aussi des master–classes à la maison de la culture de Busko. Les participants jouaient ensuite au concert final du festival. Mais la maison de la culture a été mise en travaux et les master–classes n’ont pas repris. Mais le festival continue, à présent c’est mon fils Maciek qui l’organise.


Y a–t–il une composition de Chopin que vous appréciez particulièrement? Que vous aimeriez jouer en concerts ou que vous avez travaillée avec vos étudiants?

Certainement: les mazurkas. Plus je les jouais, plus je les admirais. Les étudiants me demandaient tout le temps eux aussi de leur apprendre à jouer les mazurkas. Pour moi c’était à la fois drôle et triste, parce que p.ex. au Concours Chopin, les mazurkas viennent seulement en troisième étape. Et les étudiants qui suivaient les leçons de mazurkas, n’avaient aucune chance d’arriver aussi loin...
J’ai aussi toujours aimé jouer des concerts avec orchestre.


Quelle est votre conception personnelle de l’Année Chopin 2010?

Cela va de soi: le plus important est le Concours Chopin. Je me demande si c’est un Polonais qui gagnera. Nous avons entendu à Antonin un très bon jeune pianiste, Nikodem Wojciechowski, j’espère qu’il décrochera un des prix. Je me souviens qu’en 2004, nous avons entendu Rafał Blechacz à l’inauguration du festival à Antonin, et nous avons prédit, mon fils et moi, que ce serait justement Blechacz qui remporterait le premier prix au Concours Chopin. On peut dire que nous avons le don de la divination. J’ai également prédit un prix à une Japonaise, Michie Koyama. Elle prenait des leçons chez moi, au Japon, car elle voulait se présenter au Concours de Varsovie. Je lui avais dit qu’elle jouait très bien, je lui ai conseillé de ne rien changer et assuré qu’elle aurait le prix. Ensuite, j’avais pensé qu’il ne fallait peut être pas le lui dire. Heureusement, j’ai eu raison. Je me souviens que nous nous sommes rencontrées le 17 octobre, déposant des fleurs devant le coeur de Chopin, et quand Michie m’a vue, elle s’est jetée à mon cou en pleurant. Moi aussi j’ai pleuré, nous avons pleuré de joie. En 1985, Michie avait reçu le quatrième prix. Et avant, au Japon, ils avaient tous été étonnés par ce professeur qui dit de ne rien changer et que tout est bien. C’est seulement plus tard que j’ai appris que lorsque Michie était venue chez moi pour prendre des leçons, elle était déjà lauréate du concours Tchaïkovski.


Avez–vous un rêve lié àChopin que vous n’avez pas encore réussi à réaliser?

J’ai surtout rêvé de voyager et je peux donc dire que mes rêves se sont accomplis. J’ai été en Inde, en Egypte, je suis allée au Japon, en Chine, en Thaïlande. Parfois j’avais à peine le temps d’y penser et le rêve devenait réalité. Comment aurais–je pu prévoir que j’allais jouer chez le Shah de Perse ? C’était un concert privé pour le shah Mohammad Reza Pahlavi et son épouse Soraya. Plus tard, toutes les ambassades m’invitaient. Je jouais avec un orchestre spécialement constitué pour ces occasions et plus tard, il est devenu un philharmonique régulier. A mon premier voyage en Thaïlande, j’ai appris qu’Anna Maria Stańczyk m’y avait précédé et qu’elle avait contribué à la création d’une Société Chopin dans ce pays. La Société s’est mise à organiser des concours Chopin et m’a conviée à faire partie du premier jury du concours, et c’est ainsi que pendant vingt ans, j’allais en Thaïlande, et j’invitais aussi les lauréats de ce concours au festival de Busko.


Que pensez–vous des arrangements des compositions de Chopin par des musiciens de jazz comme Andrzej Jagodziński, Włodzimierz Nahorny, Kuba Stankiewicz?

J’aime beaucoup quand de bons pianistes de jazz, je pense à Makowicz, Jagodziński, Możdżer, jouent Chopin. Je n’aime pas tellement par contre lorsqu’ils changent trop l’original. Je n’aime pas les mazurkas chantés par Paulina Viardot. Chopin n’avait pas besoin de texte ni de voix, ce qu’il voulait exprimer, il le disait avec ses compositions pour piano. Ces interprètes disent que Chopin l’acceptait, mais il était poli, que pouvait–il dire? (rire)


Je vous remercie de cet entretien.


* L’allée devant l’entrée principale du Sanatorium Marconi à Busko Zdrój est une sorte de Promenade de la Gloire, décorée de soleils portant les noms de personnalités célèbres de la musique classique, comme Krzysztof Penderecki, Wiesław Ochman et Krystyna Jamroz. Le soleil est l’emblème de la ville d’eau de Busko Zdrój.

 

(entretien réalisé par Agnieszka Szopińska, Bureau Chopin 2010)

 

 

Barbara Hesse–Bukowska – lauréate du IIe Prix au Concours International Frédéric Chopin (1949) ert du Ve  prix au Concours International de Musique Marguerite Long et Jacques Thibaud à Paris, et du Prix Chopin pour l’exécution des oeuvres de Chopin (1953). Elève de la professeure Marguerite Trombini–Kazuro, elle s’est perfectionnée auprès d’Artur Rubinstein à Paris, étant titulaire d’une bourse du gouvernement polonais. Elle a joué sur tous les continents, dans tous les pays européens. Elle se faisait accompagner par des chefs d’orchestre célèbres : Nikolai Anosow, Hermann Abendroth, Adrian Boult, Enrique Batiz, Henryk Czyż, Jerzy Katlewicz, Jan Krenz, Kurt Masur, Witold Rowicki, Stanisław Skrowaczewski, Stanisław Wisłocki. Elle a participé à des festivals internationaux, entre autres à Dubrovnik, Duszniki, Gaming, Gandawie, Prague, Varsovie,Vienne. Elle a joué en solo avec le Philharmonique de Varsovie et le Grand Orchestre Symphonique de la Radio Polonaise à Katowice avec des tournées à l’étranger. En 1962, elle a reçu l’ International Music Award. The Harriet Cohen Piano Medal décerné à la meilleure pianiste de l’année. Elle a réalisé de nombreux enregistrements pour des radios et télévisions dans le monde, et pour des maisons du disque. Elle est également pédagogue : à partir de 1963, elle enseigne à l’Ecole Supérieure de Musique de Wrocław puis à partir de 1972, à l’Ecole Supérieure de Musique de Varsovie. Elle anime des master–classes en Pologne et dans le monde. Elle est membre de jurys de concours internationaux de piano, à Varsovie (Concours Chopin 1985, 1990, 1995), Leeds, Paris, Palm Beach, Hamamatsu. Elle est l’auteur et l’organisatrice du festival L’Eté avec Chopin qui se déroule tous les ans à Busko Zdrój (source: Institut National Frédéric Chopin).

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