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5.01.2010
Catégorie: Entretiens

LA MARQUE DE LA PERFECTION

Entretien avec M. Waldemar Dąbrowski, Président du Comité des Célébrations CHOPIN 2010.

En parlant des stéréotypes polonais dans la musique ou dans la culture en général, Chopin est l’un des premiers qui viennent à l’esprit. L’Année Chopin est-elle une opportunité pour rompre cette façon schématique de voir Chopin, pour le sortir du tiroir où il a été enfermé depuis des décennies?

Il n’y a aucun doute que l’oeuvre musicale est fondamentale dans l’aura du culte de Chopin – le préserver demande de notre part la plus grande diligence. En pensant au stéréotype, j’estime toutefois qu’il faudrait plutôt parler de l’âme polonaise que Chopin a su sauvegarder avec une beauté extraordinaire dans sa musique – comme ont su le faire en littérature Norwid ou encore Mickiewicz. Je pense ici en particulier à une grande signification artistique, historique, intellectuelle... Chopin, non seulement par son oeuvre mais aussi par le fait d’avoir été une personnalité extraordinaire de la plus belle sans doute des époques des belles-lettres, celle du romantisme, est devenu une valeur qui jouit d’un rayonnement exceptionnel. Près de deux siècles se sont écoulés à partir du moment où le grand talent musical de Chopin s’est d’abord épanoui à Varsovie pour éblouir ensuite l’Europe et le monde entier. A partir de ce moment, la valeur de l’oeuvre et de l’artiste hors du commun ne cesse de croître, tout comme sa popularité. Parmi tous les compositeurs, Chopin compte le plus de sociétés portant son nom, disséminées sur plusieurs continents. Son influence sur toute la culture à partir de la moitié du XIXe siècle peut être considérée comme un phénomène : sur la musique mais aussi la littérature, les arts plastiques, les arts élitiques et populaires. Certains disent de lui : l’Elvis de son époque. J’ai été étonné d’apprendre récemment qu’un grand nombre de music-halls américains des années 40 sont nés de motifs propres à Chopin... Prenons le cinéma : combien souvent la musique de Chopin y est présente, non seulement comme illustration musicale, mais comme source non négligeable d’inspiration, de création artistique. Et il y a encore la chanson, le jazz...

N’ayons pas peur de dire que nous avons affaire à un phénomène culturel dépassant de loin les limites des conventions des interprétations classiques. Je ne crains donc pas du tout les schémas, le stéréotype.

Vous allez piloter les préparatifs et la réalisation des événements dans le cadre de l’Année Chopin, vous serez l’instigateur, et donc directement ou indirectement, l’animateur d’un grand nombre de projets artistiques et de manifestations. Ce jubilé créée des opportunités permettant de réaliser des idées qui autrement auraient été dificiles voire impossibles à concrétiser. Il est cependant porteur de certains risques : il est facile de se laisser prendre au piège, à la tentation du spectaculaire et, tout à la recherche de l’exceptionnel, de perdre quelque chose de plus modeste, mais d’une grande valeur...

Comme je l’ai déjà dit, la musique doit être – et sera – au premier plan. Nous prévoyons trois points culminants de l’Année Chopin qui seront justement des événements musicaux: tout d’abord, la semaine de l’anniversaire, une série de concerts avec la participation de sommités parmi les pianistes de renommée internationale, dont Martha Argerich, Murray Perahia, Garrick Ohlsson... Nous n’avons plus aucune possibilité de trancher si Chopin est né le 22 février ou le 1er mars, cela n’a plus d’importance, d’ailleurs un génie a bien le droit de mettre une semaine pour venir au monde... Au lieu de d’entrer dans la polémique, nous voulons plutôt profiter de cette inconnue pour faire durer les célébrations aniversaires.
Le deuxième point culminant, sera le festival Chopin et son Europe, considéré parmi les événements musicaux les plus importants non seulement en Pologne. En 2010, il s’étalera sur tout le mois d’août et nous espérons réussir à réaliser dans d’autres capitales européennes, une partie des concerts prévus dans le cadre de ce festival. Et enfin, le Concours Chopin anniversaire, avec un jury phénoménal, et illustré également par les prestations d’éminents pianistes.

Je peux également lever le coin du voile concernant les projets touchant à d’autres domaines de l’activité artistique: récemment à Paris, j’ai eu le plaisir de discuter avec Patrice Barte, Maître de ballet de l’Opéra de Paris, et nous envisageons un ballet consacré à Chopin pour avril 2010. Par ailleurs, toutes sortes de films sont en cours de préparation ; des documentaires, longs métrages, animés. Avec Sony, nous préparons un projet sous le titre provisoire: I love Chopin, dans le cadre duquel les meilleurs artistes de variétés prépareront des propositions inspirées de Chopin...

Je me rends compte que tout ce dont je parle porte les stigmates du spectaculaire. J’estime toutefois que « le piège du spectaculaire » ne nous concerne pas. Nous verrons très certainement naître de nombreuses initiatives artistiques, intéressantes et originales, complémentaires les unes par rapport aux autres, et dont nous saurons reconnaître la valeur, mais sans se laisser guider par leur envergure.

Ce qui est le plus important à mon avis, c’est que ces projets ne rivalisent pas. Au contraire, ils s’injectent réciproquement de l’énergie. C’est là tout le sens de la culture : chaque valeur est source d’énergie pour une autre valeur...

Pourtant, pendant l’Année Chopin, chaque établissement culturel qui compte voudra faire figurer dans son répertoire, dans son programme, des noms de grands pianistes polonais et mondiaux. Prévoyez-vous un programme de promotion de jeunes pianistes de talent, se trouvant au seuil de leur carrière artistique?

Naturellement. Il est évident que cette grande fête de Chopin doit également être un espace d’opportunités pour les jeunes talents polonais et non seulement polonais. J’emploie justement très volontiers la catégorie d’opportunité....

La réponse à cette question est liée en partie aux aspects que nous venons d’aborder. Les événements spectaculaires avec la participation de stars ne sont pas exhaustifs par rapport aux besoins des spectateurs ni à la richesse des possibilités qu’apporte l’année 2010. Je suis certain que tous les responsables de la vie culturelle dans notre pays le comprennent bien, et ceci dans les endroits qui représentent la vie culturelle. N’oublions pas que la promotion de la Pologne, c’est aussi la promotion des artistes Polonais.

Nous prévoyons toute une série d’initiatives dont l’une sera l’organisation de plusieurs centaines de concerts des participants au Concours Chopin dans les grandes et petites villes dans l’ensemble du pays. L’expérience du Bureau des Concerts, inexistant aujourd’hui, nous apprend que le public local est impatient de ce genre d’événements, et les jeunes virtuoses se font la joie d’y participer.

L’Année Chopin peut également être perçue dans des catégories de grande opportunité pour la Pologne. Vous dites souvent que Chopin n’a pas besoin de nous, c’est nous qui avons besoin de Chopin. Chopin est né en Pologne, ses racines artistiques sont restées ici à jamais ; Norwid écrivait „Polonais dans son coeur". Si l’on se situe dans les catégories des Relations Publiques d’aujourd’hui, comment prévoyez-vous tirer profit de ce fait?

Chopin est une valeur vivante dans toutes les cultures du monde depuis près de deux cent ans. Il est en soi une marque de perfection. Par contre nous, en tant que pays et en tant que nation, du fait de toutes sortes de conditions historiques, nous supportons le poids de tout un assortiment de stéréotypes. Je vois dans l’Année Chopin une opportunité pour développer la plus grande campagne d’image dans l’histoire qui permettra d’associer l’image de la Pologne contemporaine à cette marque de la perfection.

L’oeuvre de Frédéric Chopin est un trésor exceptionnel et fabuleux de notre culture nationale. Avec son aide, grâce à lui, nous souhaitons montrer qui nous sommes aujourd’hui; quelle est la Pologne contemporaine, vue au travers de l’émotion toujours vive suscitée par Chopin. Nous souhaitons tout simplement dire la vérité sur ce pays qui est un pays moderne, sachant puiser dans sa tradition, qui est un membre à part entière de communautés sociales et économiques et qui choisit en toute autonomie la voie de son développement.

Le niveau des connaissances du public concernant la personne et l’oeuvre de Chopin est dramatiquement faible en Pologne. Est-ce que, paradoxalement, nous avons nous-mêmes besoin d’une « éducation à Chopin »

J’avoue que j’ai été bouleversé au vu des résultats d’un groupe de chercheurs de l’Université de Wrocław sur la perception de Chopin en Pologne. Il en est ressorti que 7% de nos compatriotes savent répondre à la question sur le style des compositions de Chopin (la majorité est persuadée que le style est « classique »), et 3% l’associent à... Stalowa Wola. Cela incite à la réflexion.

J’ai transposé ma déception en une sorte de devoir, car l’éducation culturelle est avant tout notre devoir, celui des responsables de la condition de la culture nationale. En tant que nation, nous avons des lacunes concernant la biographie de Chopin. Il est vrai que ce n’est pas tout à fait de la faute des difflérentes entités, les conditions socio-politiques y sont pour quelque chose, comme le fait que pendant des années, la liberté de pensée et d’opinion, et donc de la connaissance, était sérieusement restreinte. Des générations entières ont subi les conséquences de cet état des choses, et cela se répercute aujourd’hui sur les générations éduquées par les précédentes ... je me souviens pour ma part que dans ma jeunesse, on nous présentait Chopin comme dans un conte merveilleux, un peu l’histoire d’un enfant prodige qui a fait carrière et a quitté la Pologne pour des raisons mystérieuses pour ne plus jamais revenir. Alors que c’est un grand patriote, un exilé politique, sans droit de retour en Pologne qui se trouvait à l’époque sous la domination de l’empire Russe. Bien entendu, cette vérité était incommode pour les autorités de notre pays pendant plusieurs décennies après la guerre. Aujourd’hui, nous allons fêter le 200e anniversaire de la naissance de l’homme qui peut servir de modèle de patriote, de l’artiste profondément dévoué à son pays et à sa culture, et dont la plus grande tragédie était d’être à jamais séparé de sa patrie.

Je vois d’ailleurs en Chopin un modèle de personnalité pour la jeune génération. Regardons les faits de sa vie: voici, quittant Varsovie, un jeune homme de 20 ans, qui émerveille très rapidement non seulement le milieu musical européen mais s’aquiert de son allant les salons parisiens: c’est un polyglote doté d’un humour extraordinaire, un parodiste doublé d’un acteur de talent, un fin psychologue, une excellente plume, un dessinateur raffiné, un caricaturiste possédant le don de l’auto ironie, enfin un homme de coeur, particulièrement fidèle en amitié...

Je voudrais que l’année 2010 soit l’occasion d’apporter une solide éducation sur Chopin, non seulement dans les écoles, pour que nous puissions redécouvrir, chacun pour soi, cette biographie peu ordinaire. Pour que soit reconnu que pour Chopin, la Pologne venait en premier, et qu’il la présentait à l’étranger par le biais de sa personne et de son oeuvre.

Les sociologues, les anthropologues et les représentants d’autres sciences humaines rivalisent de catégories pour classer le monde d’aujourd’hui, faisant penser plutôt à l’univers du Matrix qu’à la civilisation au sens traditionnel: la société du post-postmodernisme, la déconstruction, la génération Y...  Dans l’univers de la Matrice, y a-t-il encore la place pour ce que nous pouvvons nommer la „haute culture”?

Pas beaucoup à mon avis. Je veux pourtant croire que le Matrix ne viendra pas dominer notre culture, notre réalité contemporaine. Bien sûr, c’est le signe du temps, personnellement je le ressens comme une sorte de danger... Pourtant, le cinéma n’a pas évincé le théâtre. L’opéra reste une matière vivante et se porte très bien même si une fois tous les cinquante ans, on prononce sa déchéance définitive. L’expérience de la lecture reste toujours la plus importante dans la culture, ceci malgré la concurrence de la télévision, des ordinateurs, des cellulaires... Je crois donc profondément que les sens de la culture les plus précieux et les plus vrais sauront se dérober à tous les dangers et survivront. Tout simplement parce qu’ils sont la réponse aux besoins de la nature de l’homme.

Comment prévoyez-vous très concrètement l’organisation, la coordination de l’Année Chopin?

J’attache une grande importance à l’élargissement de l’espace matériel du culte de Chopin en créant de nouveaux endroits, avec la marque polonaise clairement associée à Chopin et ses connotations positives, pour apporter des éléments durables qui préserveront le souvenir vivant de ce compositeur de génie.

Ainsi, à Varsovie sera créé un vaste espace spécifiquement dédié à Chopin et ses jalons seront des endroits aussi importants que le Centre Chopin qui est le siège de l’Institut National Frédéric Chopin, ainsi que d’autres institutions liées à Chopin : le Musée de Frédéric Chopin, organisé actuellement au Chateau des Ostrogski – ultra moderne, conçu pour recevoir les plus récentes techniques audiovisuelles, tout en respectant l’ouvrage historique, et aussi l’Université de Musique Frédéric Chopin. Le domaine de Żelazowa Wola, que tous les mélomanes associent étroitement à Chopin, est intégralement remis en état et ceci donne lieu à toute une série de transformations positives dans la région: je sais que l’endroit est convoité par une restauratrice varsovienne, des maîtres d’ouvrage français construisent un hôtel... D’autres chantiers liés à Chopin, ce sont entre autres la restauration des polychromies de l’église de Brochów où Chopin a été baptisé, la réhabilitation du domaine des Lasocki, amis des parents de Chopin...

De même à l’étranger, nous pouvons nous prévaloir de certains succès et de projets réels pour le proche avenir: le buste de Frédéric Chopin a été inauguré dans l’une des plus grandes universités coréennes, à la Keimyun University, Chopin est devenu également le parrain d’une place située entre les principales institutions culturelles de la troisième ville de la Corée du Sud, Daegu. Je sais que Rome est intéressée par l’érection d’un monument de Chopin, tout comme Moscou, et des conceptions intéressantes nous parviennent de Los Angeles...

Toutes les opérations en Pologne focalisent avant tout sur la coopération avec les différentes régions et villes, notamment avec les autorités de Varsovie et la collectivité de la Voïvodie Mazowieckie, et aussi les organisations fondamentales: l’Institut National Frédéric Chopin, l’Institut Adam Mickiewicz, l’Organisation Polonaise du Tourisme.

Les opérations à l’international se basent sur nos représentations diplomatiques. J’ai déjà rencontré un grand nombre des représentants de la diplomatie culturelle polonaise, j’ai discuté avec toutes les ambassades et je suis confiant.

La conception que j’ai présentée aux ministres Zdrojewski et Sikorski prévoit de créer dans tous les pays où se trouvent nos représentations, des Comités des célébrations de l’Année Chopin, constitués des éminences locales, des personnages de haut rang social, créatifs et porteurs d’opinion. N’oublions pas que nous ne pouvons pas nous limiter au cercle des grands interprètes et connaisseurs de Chopin. Outre des artistes aussi illustres que Maurizio Pollini, Valery Gergiev ou Placido Domingo, sont amateurs de l’oeuvre du Polonais de génie et prêts à apporter leur concours, des personnalités telles que Umberto Eco, Al Gore ou Frank Gehry. Ce dernier, le plus grand architecte contemporain, a répondu à ma question s’il voulait bien faire partie du Comité Chopin, en me fredonnant l’un des préludes...

Ces comités stimuleront les institutions et les grandes écoles artistiques d’un pays donné pour qu’elles prévoient dans leurs programmes de l’année 2010, des éléments ayant trait à Chopin. Les projets qu’ils réaliseront composeront les agendas des célébrations dans les différents pays et cette base nous permettra de constituer un agenda mondial des célébrations de l’Année Chopin.

Un autre sujet très important, est l’édification des meilleures relations possible avec les médias, en coopérant avec les grands journalistes des différents pays. J’emploie sciemment le mot journalistes car je ne pense pas aux critiques de musique. Je pense à ceux qui esquisseront les traits de la Pologne pour des citoyens de pays souvent fort éloignés. Ces rapports sont pour nous extrêment importants. Nous prévoyons réaliser une série de visites d’études pour les journalistes étrangers pour leur présenter les lieux liés à Chopin, réhabilités pour répondre aux meilleurs standards à savoir ceux que je viens d’évoquer: Żelazowa Wola, Brochów, le musée au chateau des Ostrogski, le Centre Chopin...

Je souhaite baser la coopération autant avec la diplomatie polonaise dans le cadre des opérations à l’international qu’avec l’administration collective et les institutions de la culture sur le territoire polonais, sur le principe de la délégation des compétences. J’ai foi en l’esprit d’initiative des différentes personnes et entités organisationnelles, et d’ailleurs ce n’est plus une question de foi, j’en ai déjà les premières preuves.

L’Année Chopin recouvre l’Année Schumann...

... et tant mieux! N’oublions pas que c’étaient deux grands amis, que Schumann a été le premier à crier: "Messieurs, chapeaux bas, voici un génie!" Je ne vois aucun problème pour nous dans cette coincidence de dates, au contraire elle est positive. Au lieu de souligner la rivalité, nous souhaitons mettre l’accent sur l’amitié des deux compositeurs et je suis persuadé que nous résussiront à réaliser plus d’un projet intéressant en commun avec nos collègues allemands.

Nous retrouvons là encore la question de la complémentarité de certains sens...

Pour cette raison d’ailleurs, nous allons volontiers souligner les liens entre Chopin et Liszt, dont le 200e anniversaire tombe en 2011.

Je pense qu’en général, qu’il peut être très intéressant d’évoquer l’ambiance du passé: une tentative de prendre le pouls de Varsovie de l’époque, cette belle ville pleine de vie, de jeter un coup d’oeil par les vitrines des cafés de Paris où aimaient se rencontrer Bellini, Liszt, Chopin, Schumann, Berlioz.... en reconnaissant le contexte de la vie de Chopin, nous trouverons la clé la plus importante de l’interprétation de son oeuvre.

Et enfin, la grande question: et après? Après 2010?

Je veux croire que l’Année Chopin apportera toute une série de projets de grande valeur dont beaucoup ne s’arrêteront pas avec la fin de décembre 2010, mais viendront s’inscrire durablement dans le paysage de notre vie culturelle. Ma mission, tout comme celle de toutes les institutions vouées à la culture, sera d’assurer une bonne gestion de cet acquis. N’oublions pas qu’en 2011, la Pologne doit assurer la présidence de l’Union Européenne. Savoir profiter avec sagesse des points positifs de l’Année Chopin sera aussi important pour la Pologne que sa bonne planification.

La marque de la perfection

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